Esther © Affiche du film de Raffaele Mertes (2000)
Esther est une jeune fille juive qui est devenue reine de Perse. Au péril de sa vie, elle est amenée à demander au roi la grâce de son peuple alors menacé de massacre par Haman, le favori du roi de Perse. L’intervention de la reine Esther soutenue par son cousin Mardochée et aidée par une série de coïncidences, entraîne la victoire des juifs sur leurs ennemis. Elle donne naissance à la fête des Pourim, toujours célébrée par les juifs partout dans le monde.
Sa double appartenance, elle est à la fois reine de perse et fille adoptive de Mardochée le juif, est soulignée par les deux noms qu’elle porte :
Hadassa, le juif, signifie le « myrte » qui est la plante de l’amour ;
Esther, qui vient du persan « l’étoile », mais qui selon l’étymologie hébraïque signifierait « je cache » ou « je me cache ».
Ce prénom exprimerait la présence cachée de Dieu, qui n’apparaît pas explicitement dans le livre, en même temps qu’il évoquerait le silence de l’héroïne qui cache son origine juive.
Le livre d’Esther n’est pas un récit historique mais une fiction destinée aux juifs qui vivent en diaspora, c’est-à-dire à l’étranger, en milieu non-juif. Son but est de les aider à réfléchir à la manière de vivre en pays étranger : comment garder son identité tout en s’intégrant là où l’on habite ? Jusqu’où doit aller cette intégration ?