Combien de rois et de chefs d'État n'ont-ils pas essayé de se servir de Dieu pour asseoir leur popularité ou leur pouvoir ? Avec la complicité du clergé, certains se sont même présentés comme institués par Dieu, chef des croyants, protecteurs de l'Église, gardiens de la foi... Saül roi d'Israël n'échappe pas à cette tentation.
Quelle sécurité pour lui et pour ses troupes s'il peut avoir la garantie que Dieu est avec eux, qu'il combat à leur coté et qu'il va leur accorder la victoire ! Alors Saül demande à Dieu une confirmation de son engagement. Mais à sa grande déception, Dieu ne répond pas. Dieu ne se sent pas obligé d'honorer les rendez-vous dans lesquels les hommes le convoquent pour qu'il se mette à leurs ordres. Dieu a horreur d'être pris pour un talisman dont la présence garantit la bénédiction et le succès. N'être qu'un accessoire dans la vie des humains ne l'intéresse pas. Ne nous étonnons pas si quelquefois il préfère rester silencieux...