Le cœur de Pharaon est-il une porte que Dieu ouvre ou ferme à sa guise sans que Pharaon y soit pour quelque chose ? Bien sûr que non. À aucun moment la Bible ne nous laisse entendre que nous ne serions pas responsables de nos actes et que Dieu nous ‘obligerait’ à agir comme ceci ou comme cela.
Dieu sait, Dieu connaît
Dieu sait, Dieu connaît, mais Dieu ne fait pas à notre place. S’il en était autrement, la désobéissance du premier couple humain dans le jardin d’Éden n’aurait pas eu lieu. Or en mettant une seul règle à observer pour vivre en paix dans le paradis, Dieu ouvrait aussi la possibilité que les humains choisissent l’autonomie, c’est à dire ne se plient pas à la décision de Dieu. Le texte dit ici : “Je fermerai le cœur du roi ”, mais dans d’autres passages Pharaon n’a pas besoin de l’aide de Dieu pour endurcir son cœur et pour persister à ne pas laisser partir les Hébreux . Le personnage de Pharaon, comme celui de Judas dans le Nouveau Testament pose la question du déterminisme et de la liberté. Dans quelle mesure, était-il ‘écrit’ que Pharaon allait se comporter de cette manière ? N’avait-il pas comme le roi de Ninive au temps de Jonas et comme nous aujourd’hui la possibilité de se convertir et de changer d’orientation ?