Éclairage
Les premiers malheurs touchaient l'ensemble du pays d'Égypte, y compris le territoire dans lequel habitaient les Hébreux. À partir du quatrième malheur, celui des mouches, et avec ce cinquième malheur, celui de la peste, on voit apparaître un tri sélectif destiné à marquer encore plus fortement l'imagination des Égyptiens.
Seul le territoire des Égyptiens est frappé par les fléaux, celui des Hébreux en est miraculeusement épargné. Bien entendu, ce détail est destiné à confirmer si besoin que ces fléaux ne sont pas naturels, mais envoyés par Dieu. Dieu s'est clairement placé du côté des opprimés. Il a décidé d'utiliser le force pour faire plier Pharaon, mais cela ne se fait pas au prix de dommages collatéraux dans le peuple hébreu. Dieu prend des précautions pour que son peuple ne subisse aucun dommage et que le malheur ne s'ajoute pas au malheur. L'aboutissement sera bien sûr le septième malheur, le plus terrible puisqu'il provoque la mort des premiers-nés, mais là encore les Hébreux sont épargnés grâce à la marque du sang d'un agneau sur leur porte. Dieu sauve-t-il les uns et punit-il les autres ? On pourrait le penser en lisant ces textes, mais d'autres paroles dans le Nouveau testament affirment plutôt que l'intention de Dieu est de sauver tous les humains (1 Tim 2.4).