Ce passage s'attache à montrer les peuples à contre-emploi. Les Hébreux se révèlent ici les plus superstitieux. Défaits dans les combats, ils ne mettent pas leur confiance dans le Seigneur, mais dans un objet religieux, le coffre sacré. Ils vont le chercher au sanctuaire de Silo et l'emmènent sur le champ de bataille en espérant que sa seule présence suffira à assurer la victoire. Les Philistins qui adorent pourtant un autre dieu, Dagon, reconnaissent la puissance du Seigneur qui a libéré les Hébreux hors d'Égypte.
Ils ne rivalisent pas avec les Hébreux sur le terrain religieux. Ils ne se lancent pas dans une guerre de religion. Mais ils appellent simplement au courage de leurs combattants. Pas deux fois, ils se disent comme pour se motiver : « Soyons des hommes ». Face à la surenchère religieuse véhiculée par certains groupes extrémistes, il est vain de tenter d'opposer d'autres arguments religieux. Pour éviter l'escalade, mieux vaut rester sur le terrain de la loi et du droit des hommes.