Voilà une situation paradoxale, que le livre des Juges ou de Samuel se plaisent à souligner. Ce sont les prêtres et les devins de la religion du dieu Dagon qui encouragent les gens de leur peuple à reconnaître la gloire du Dieu d'Israël. Ils ont été témoins en effet de ce qui s'est passé dans le temple de Dagon : par deux fois la statue de la divinité s'est retrouvée par terre.
Ils constatent aussi que tout le peuple malade depuis qu'ils se sont emparés du coffre sacré. Ils sentent bien qu'ils sont en face d'un phénomène surnaturel. Pour ne pas offusquer le dieu des Israélites, mieux vaut faire profil bas, leur rendre le coffre sacré et y ajouter des offrandes d'or en réparation, pour essayer d'obtenir leur faveur. L'affirmation de foi qui se dissimule dans cette histoire est que, même si Dieu cache sa présence à Israël son peuple, il reste le Dieu vivant, saint et agissant. Il ne se laisse pas capturer par les Philistins sans réagir.