On ne peut comprendre cette image du levain utilisée par Paul que si l'on connaît le rituel de la pâque juive. La nuit ou les Hébreux ont été libérés de l'Égypte, ils avaient reçu la consigne de la part du Seigneur de faire cuire leur pain sans laisser lever la pâte et d'abattre un agneau pour badigeonner avec son sang les montants de la porte de leur maison. Pour commémorer cet événement, les Israélites célèbrent la pâque par un repas composé de pains sans levain, d'herbes amères pour se souvenir de la dureté de l'esclavage et d'un agneau.
Dans les jours qui précèdent la fête de la pâque, ils font la chasse dans leur maison à tout ce qui peut contenir du levain. C'est l'occasion d'un grand nettoyage pour traquer la moindre miette de pain. Paul encourage les chrétiens à faire la même chose avec le péché. Il leur faut traquer dans leur vie l'esprit du péché, avec le même soin que les Juifs mettent à traquer le vieux levain dans leur maison. Car le Christ a inauguré une pâque nouvelle où lui-même s'est offert en sacrifice.