Ah, la grande question de la liberté ! « Si j'impose des limites à ma liberté, alors ce n'est plus une liberté. Pour vivre libre, je n'ai pas envie de me casser la tête avec des principes, des considérations, des précautions… Je ne veux pas contraintes ! Il est interdit d'interdire. » Cette position dénote une compréhension très individualiste de la liberté qui ne devrait pas avoir cours dans la communauté chrétienne.
Si j'ai fait le choix de vivre en communauté, ou si j'ai fait le choix de vivre en couple ou de fonder une famille, alors ma conception de la liberté doit s'en trouver transformée. Le principe n'est plus : « Moi d'abord, les autres je m'en fiche ! » mais « Qu'est-ce qui me construit en même temps que l'autre ? Qu'est-ce qui me construit en construisant la communauté ? Telle liberté que je m'accorde sera-t-elle comprise par tous les membres de la communauté ? Si ce n'est pas le cas, puis-je envisager que le projet communautaire dans lequel je veux m'épanouir puisse passer avant la satisfaction de mes désirs personnels ? »