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Écrit par Christian Bonnet, le 21/07/2009 à 17:02

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Éclairage
La croix est d'abord un instrument de torture avant d'être un moyen d'exécution. Le condamné meurt à petit feu aux yeux de tous, non pas à cause des clous dans les mains et les pieds, qui pour être douloureux ne sont pas  des blessures mortelles, mais par une lente asphyxie puisque le crucifié est pendu les bras en l'air. De temps en temps, pour pouvoir respirer un peu plus facilement, le crucifié pousse sur ses jambes malgré la douleur que lui infligent les clous. Et ce supplice atroce peut durer des heures et des heures, jusqu'à ce que les bourreaux estiment que le spectacle a assez duré, viennent casser les jambes des condamnés, pour qu'ils ne puissent plus se relever, ce qui entraîne alors une mort assez rapide.
Jésus, supplicié par Pilate avant  la crucifixion, n'a peut-être ni la force ni l'envie de prolonger sa vie de quelques minutes : il meurt assez vite avant même que les soldats n'aient eu besoin de lui briser les jambes, la veille du sabbat dans la semaine de la fête de la Pâque. Le rédacteur de l'évangile y voit une allusion supplémentaire au rituel de la Pâque juive : Moïse précise dans les consignes qu'il donne au peuple juif que l'agneau sacrifié ne soit comporter aucun défaut. Pour l'évangéliste, nul doute que Jésus est l'agneau de Dieu, c'est à dire la victime sans défaut offerte par Dieu lui-même pour que les humains puissent être délivrés de tous leurs esclavages.
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