Dans la religion juive, il était de coutume d'offrir à Dieu les premiers produits de son travail : le premier agneau d'une brebis, les premières mesures de blé ou d'orge que l'on avait récoltées, les premières mesures d'huile. C'était une manière de reconnaître que, même si l'homme est appelé à travailler pour vivre, Dieu donne la vie, il fait croître les plantes et procure aux humains de quoi subsister. Avec beaucoup d'audace, Paul renverse ce mouvement. Depuis la venue de Jésus-Christ, ce ne sont plus les humains qui offrent à Dieu ce qu'ils ont de plus précieux, mais c'est Dieu qui offre aux humains son Esprit qu'il place en eux, comme la première partie de tout ce qu'il veut leur offrir comme bénédictions tout au long de leur vie. En Christ, Dieu s'offre aux humains et les humains découvrent que Dieu n'attend pas de leur part des offrandes ou des sacrifices, mais un engagement de toute leur personne à son service.