Les Grecs croyaient en une forme d'immortalité de l'âme. Pour eux, l'âme qui est d'essence divine, rejoint le monde des dieux après la mort. Certains chrétiens ont pu se laisser séduire par ces théories, à tel point qu'ils considéraient qu'ils pouvaient faire n'importe quoi avec leur corps, y compris les excès de table, de boisson ou les désordres sexuels, puisque de toutes façons le corps considéré comme animal n'interférait pas avec la vie de l'âme.
Paul remet ici les pendules à l'heure. La tradition biblique ne coupe pas l'être humain en tranches : la personne est un tout indivisible. Ce qu'elle fait avec son corps a des conséquences sur le reste de sa personnalité, de même que son attitude mentale peut avoir des répercussions sur sa santé ou sa maladie. Pour bien marquer cette unité de la personne, Paul indique que chaque croyant devra comparaître devant le tribunal de Christ et justifier de ses actes. Plus qu'une menace, il faut le comprendre comme un encouragement pour chacun à harmoniser toute sa vie sous le regard du Christ.