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Verset du 17 Octobre 2009

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Écrit par Christian Bonnet, le 09/10/2009 à 10:53

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Éclairage
Cette phrase exprime le comble du cynisme de David dans cette affaire. Au début, il a essayé d'amener Urie le mari de Batchéba à aller coucher avec elle et tenter ainsi de lui attribuer la paternité de l'enfant. En serviteur zélé, Urie ne veut pas quitter ses compagnons d'arme et refuse ce privilège proposé par le roi. Alors David ne voit pas d'autre solution que de faire mourir Urie comme seule personne capable de dénoncer l'adultère et de pouvoir ensuite épouser la jeune veuve. Il arrange le coup avec son général en lui demandant de placer Urie en première ligne des combats face aux ennemis les plus dangereux. Bien entendu David n'a pas tué Urie de ses propres mains, mais l'ordre qu'il a donné a provoqué la mort de cet homme courageux qui n'avait commis d'autre crime que d'avoir épousé une femme trop belle pour lui. La bataille fait rage. Urie est tué au combat comme prévu, mais les dégâts collatéraux sont importants : de nombreux autres soldats connaissent la mort.
Le général est un peu piteux car pour avoir obéi aux ordres un peu étranges du roi, il subit des pertes importantes parmi ses hommes. Peu importe pour David le nombre des victimes ! Il est prêt à tout accepter pourvu que celui dont il avait besoin de se débarrasser soit bien mort. David est là en pleine escalade du mal. A partir d'une simple pulsion sexuelle, son ivresse du pouvoir le fait passer à l'acte et oblige une jeune femme sans défense à commettre un adultère. De là, il se met à mentir au mari d'abord puis à son général. Il devient le commanditaire d'un meurtre et au final la cause d'un véritable massacre parmi ses propres troupes. Tout cela avec cette admirable réplique adressée à son général : "Dans une guerre, il y a toujours des morts". La 'petite' transgression du départ a ouvert un cercle vicieux qui aboutit à une véritable catastrophe. Cette seule perspective devrait nous amener à réfléchir à deux fois avant de céder à nos instincts.
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