Verset du 25 Février 2010
Page vue 679 fois 
Favori des utilisateurs : 24 fois
Éclairage
La scène se passe un jour de sabbat, un samedi, qui est consacré chez les Juifs, à la prière et à l'écoute des textes sacrés. Jésus est dans une synagogue pour y commenter la loi et il y a là une femme malade depuis 18 ans. Elle est infirme, toute pliée en deux. Jésus peut-il continuer à enseigner et à expliquer comment Dieu veut intervenir dans la vie de ses enfants sans rien faire pour cette pauvre femme ? Ce n'est pas son style ! Avec son souci habituel de garder en accord son discours et ses actes et de ne pas remettre à demain le bien qu'il peut faire aujourd'hui, Jésus guérit la femme. Le chef de la synagogue est outré : pour lui, opérer une guérison le jour du sabbat doit être considéré comme une forme de travail, donc doit être interdit. Un tel rigorisme choque Jésus : il n'y a pas de jour ni d'heure pour soulager le mal et pour guérir quelqu'un.
Les principes religieux, et même les lois, ne doivent pas devenir un prétexte pour ne pas vivre la charité à laquelle nous sommes appelés. Ainsi, la France a ajouté à son arsenal juridique le "délit de solidarité" : quiconque aide une personne sans papier en situation irrégulière en l'hébergeant chez lui ou en lui donnant à manger est passible du tribunal, d'une forte amende et de prison en cas de récidive. Voilà un exemple concret d'une situation où nous nous retrouvons exactement devant le même problème que Jésus : faut-il respecter la loi ou faut-il d'abord secourir ceux qui en ont besoin ? La réponse nous appartient. Mais nous avons un exemple sous les yeux.