Verset du 26 Février 2010
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Éclairage
Jésus est en route vers Jérusalem, la capitale de tous les dangers. C'est là que résident les autorités religieuses du pays avec leur tribunal, les autorités romaines qui tiennent la région sous leur coupe. En cours de route, quelqu'un s'approche de Jésus et lui demande si tout le monde sera sauvé ou si ce sera un petit nombre seulement. Jésus ne répond pas directement à cette question. En fait, c'est comme s'il rétorquait : "Ne perds pas de temps à discuter de cette question et regarde-toi. Es-tu sauvé, toi ?" Autrement dit, plutôt que de spéculer sur le sort des autres, chacun doit s'assurer qu'il et prêt à passer par la porte, aussi étroite et difficile d'accès soit-elle. Car remettre la décision à plus tard prive de la possibilité de vivre en communion avec Dieu dès aujourd'hui.
Considérer que tout le monde sera sauvé, c'est peut-être faire confiance à l'amour de Dieu, mais cela risque aussi de démobiliser d'une voie d'obéissance et de service qui est pourtant celle que Jésus préconise pour une vie qui fasse honneur à Dieu ? Ceux qui commettent le mal intentionnellement peuvent-ils s'abriter derrière le fait que Dieu sauvera tout le monde et qu'ils n'auront pas à payer pour leurs crimes. Ceux qui subissent le mal peuvent-ils supporter d'entendre que Dieu les traitera à égalité avec ceux qui les humilient et les oppriment ? Certainement pas. La question de l'universalité du salut appartient à Dieu seul. Le message qui nous est donné à nous les humains, et que Jésus confirme, c'est que Dieu jugera et qu'il y aura bien des premiers et des derniers. A nous de faire les bons choix sans attendre demain.