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Écrit par Christian Bonnet, le 06/01/2010 à 09:49

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Éclairage
Il y a quelques semaines se tenait à Copenhague au Danemark, le sommet mondial sur les changements climatiques. Ce sommet était préparé depuis deux ans par les Nations Unies qui espéraient pouvoir obtenir de la part de tous les gouvernements un accord sur la réduction de l'émission des gaz à effet de serre et du coup sur un objectif de 2 degrés de l'augmentation de la température moyenne de la planète sur les cinquante prochaines années. Hélas, ni les avertissements des climatologues, ni les déclarations volontaristes de certains chefs d'Etat, ni les négociations secrètes en marge du sommet n'ont pu aboutir au moindre accord. Les pays en voie de développement ne veulent pas compromettre leur accession à la richesse en s'obligeant à utiliser des sources d'énergie alternatives ou des technologies non polluantes. Moralité, si rien n'est fait, non seulement la pollution ne diminuera pas, mais elle va même augmenter, accélérant ainsi le réchauffement climatique avec toute la cohorte de conséquences que nous commençons à connaître : disparition d'espèces animales et végétales, sécheresse, pénurie d'eau potable, incendies de forêt, problèmes sur la production agricole, tempêtes à répétition, fonte des glaces polaires, montée des eaux, submersion des terres les plus basses et souvent les plus peuplées.
Nous nous acheminons vers un monde de cauchemar. Croyez-vous que cette perspective ait effrayé les chefs d'Etat réunis à Copenhague ? Pas du tout. "Après nous le déluge" : telle semble être la devise en vigueur pour le moment. Jérémie se montrait donc particulièrement lucide quand il disait déjà à son époque : "l'homme n'est pas capable de se conduire comme il faut. Il n'a pas les moyens de se diriger dans la bonne direction." Et de fait, nous constatons que l'homme livré à lui-même ne se conduit qu'en fonction de ses propres intérêts : la solidarité horizontale avec ses contemporains ne s'impose pas à lui comme un devoir impératif, encore moins la solidarité verticale avec les générations futures qui devront vivre sur la terre que nous leur aurons laissée. Si les règles de solidarité données par Dieu ne s'imposent pas à nous de façon impérative, notre bon sens et notre intelligence ne suffisent pas à diriger nos pas dans la bonne direction. C'est triste à dire, mais c'est hélas vrai.

Dernière mise à jour le 06 Janvier 2010

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