Verset du 22 Juillet 2010
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Éclairage
On connaît l'épisode où le prophète Elie trouve refuge chez une veuve de la ville de Sarepta et où il lui permet de survivre à la famine qui frappe la région en provoquant chez elle un miracle : la farine et l'huile ne s'épuisent pas dans le pot durant tout le temps de la sécheresse. Nous avons ici un épisode un peu semblable avec la veuve d'un prophète qui se retrouve sans aucune ressource et qui craint que son créancier vienne lui prendre ses enfants pour en faire des esclaves. Cela montre au passage à quel point les mœurs se sont dégradés en Israël depuis que le pays s'est éloigné de la loi de Moïse. Les inégalités sociales se sont accrues, une classe de riches négociants exploitent les plus pauvres au point de les prendre comme esclaves quelquefois même pour cultiver leur propre terre. Elisée ne se résout pas à laisser commettre une telle injustice et va, lui aussi donner un coup de pouce à cette pauvre veuve.
Il lui recommande de réunir tous les récipients possibles et de les remplir avec l'huile qui lui reste. Et en effet, elle parvient à remplir tous les récipients avec la petite fiole qui lui restait et le produit de la vente de cette huile parfumée permet à la femme de vivre avec ses enfants. Cet épisode corrobore l'idée que le Seigneur n'est pas insensible aux souffrances de ceux qui crient vers lui et il s'emploie à réparer les injustices. Il prend un soin tout particulier pour les personnes fragilisées de la société, comme ici cette veuve qui n'a que ses deux enfants comme seule richesse. De nos jours, nous n'avons peut-être plus le prophète Elisée qui multiplie le parfum dans les flacons, mais nous avons un outil comme le micro-crédit qui produit un résultat analogue : des femmes à qui l'on prête un petit capital montent leur affaire de produits de beauté bio et se lancent dans le commerce de détail. Et ça marche : elles gagnent très vite de quoi rembourser leur emprunt et de quoi vivre et élever leurs enfants.