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Écrit par Christian Bonnet, le 26/07/2010 à 10:30

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Éclairage
Les tyrans de nos jours commettent des génocides puis se font voter des lois d'amnistie qui les protègent de toutes représailles. Rien de tel dans la Bible. Le garant du droit n'est pas celui qui gouverne, mais le Seigneur lui-même qui a établi la loi. Le Seigneur peut-il laisser le crime impuni ? Certainement pas. Le crime contre Naboth est une faute exemplaire qui appelle une punition exemplaire. Jéhu se rend dans la ville de Jizréel où le roi Joram, fils d'Achab, soigne des blessures reçues à la guerre. En le voyant arriver de loin, Joram se demande, inquiet, quel est l'objet de cette visite. Il sort à la rencontre de son général et le rejoint précisément près du champ qui avait appartenu à Naboth, comme si une force mystérieuse l'attirait sur les lieux du crime de son père. Fort de l'investiture donnée par le jeune prophète, disciple d'Elisée, Jéhu se fait l'instrument du châtiment de Dieu pour punir Joram.
Il lui reproche clairement de laisser le champ libre à l'idolâtrie dans son royaume et notamment les agissements coupables de sa mère Jézabel. Ce jour là, Jéhu, qui a l'air de prendre plaisir à son rôle de justicier, assassine non seulement Joram, roi d'Israël, mais aussi Ahazia roi de Juda. Arrivé à Samarie, la capitale, Jéhu aperçoit Jézabel à une fenêtre et demande à des gardes de la jeter au bas du palais. Son corps se disloque au pied de la muraille et les chiens viennent se servir, selon ce que le prophète Elie avait annoncé. Ce caractère méthodique du châtiment de Dieu qui extermine tous les complices d'un crime doit nous amener à prendre au sérieux les nombreuses allusions au jugement que nous trouvons dans le Nouveau Testament et jusque dans les propos de Jésus (Matt 12.41). Dieu ne plaisante pas avec la justice.
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