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Écrit par Christian Bonnet, le 18/03/2010 à 09:54

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Éclairage
Une parabole toute en contrastes. Deux hommes : un riche un pauvre. Le pauvre porte un nom Lazare. Le riche ? Insignifiant : même dans le ciel on ne connaît  pas son nom. Un vit dans le luxe arrogant. L'autre est non seulement pauvre mais malade et les chiens viennent lécher ses plaies. Deux morts. L'un est accueilli dans le paradis auprès des glorieux ancêtres et l'autre dans le monde des morts connaît d'horribles souffrances. S'échapper ? Impossible : les jeux sont faits. C'est avant qu'il fallait y penser. Il est trop tard. Oui mais sa famille ? Au moins les prévenir de ce qui les attend dans l'au-delà. Les prévenir ? Mais ils ont tout ce qui leur faut : Moïse et les prophètes. Il leur faut plus : un mort qui ressuscite, alors là ils croiront. Pourquoi feraient-ils plus confiance à un mort qui ressuscite qu'à Moïse et aux prophètes ? Cette parabole située dans l'évangile au moment où Jésus s'approche de Jérusalem doit être comprise dans ce contexte de tension. Elle répond à une grande question que se posaient les premiers chrétiens : pourquoi les Juifs n'ont-ils pas accueilli Jésus comme le Messie ?
La figure messianique qu'il a incarnée était pourtant clairement annoncée par les Ecritures et par les prophètes ? Sa résurrection prouve que Dieu lui a donné raison et à confirmé ce choix délibéré de l'abaissement devant les hommes. Alors pourquoi ?  La réponse suggérée par la parabole est celle d'un "endurcissement du coeur", expression que l'on trouve plusieurs fois dans l'Ancien Testament pour qualifier l'attitude d'Israël par rapport à Dieu. Une lecture au second degré de cette parabole serait donc de considérer que le riche figure le peuple d'Israël que Dieu avait comblé de bénédictions, mais qui s'est enfermé dans une attitude méprisant envers les nations païennes personnalisées ici dans le pauvre Lazare. Une parabole non pas pour condamner irrémédiablement, mais une fois de plus pour faire réfléchir et pour amener à changer de comportement.
Tags : Lazare, pauvre
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