Verset du 31 Mai 2011
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Éclairage
Tremblements de terres, tsunamis, sècheresse, fonte des glaces dans les pôles, réchauffement des océans ont des conséquences souvent dramatiques sur les espèces végétales et animales, et bien sûr aussi sur les humains qui en dépendent. L'intensification et l'ampleur de ces phénomènes nous questionnent : quelle est notre part de responsabilité à nous les humains dans cette évolution ? Payons-nous le prix de notre confort, nous qui utilisons des énergies fossiles pour faire rouler nos véhicules ou pour faire tourner nos centrales électriques ? Le constat de Paul selon lequel la création tout entière gémit et souffre n'a jamais été aussi vrai. Les coraux meurent, des espèces animales disparaissent chaque jour, d'autres sont obligées de migrer pour trouver un environnement plus clément, la déforestation menace quantités d'animaux qui perdent ainsi leur protection et leur nourriture. Le bilan est lourd. Un célèbre défenseur de la nature a parlé du "syndrome du Titanic": nous dansons dans la salle de bal au son de l'orchestre alors que notre navire-terre court à sa perte.
L'apôtre Paul ne s'arrête pas à ce constat écologique. Il ne prend le cas de la création que comme un exemple du malaise qui nous habite aussi. Ces souffrances que l'on peut observer chez les espèces végétales et animales que nous avons sous les yeux, elles sont à l'image de nos souffrances intérieures : nous n'atteindrons un plein bonheur et un plein épanouissement que lorsque nous serons réunis avec celui dont nous sommes séparés et dont l'absence crée en nous ce manque profond. Devenir enfants de Dieu, voilà notre vocation. Tant que nous ne l'aurons pas accomplie, notre existence nous pèsera irrémédiablement et nous nous débattrons dans nos contradictions et notre mal-être. Alors tournons-nous vers celui qui nous attend et nous accueille.
Dernière mise à jour le 26 Mai 2011