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Verset du 1 Décembre 2011

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Écrit par Christian Bonnet, le 01/12/2011 à 08:48

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Éclairage
Lorsqu'on lit ce deuxième chapitre de la lettre de Pierre, on est amené à se poser une question : en prônant comme il le fait la soumission à l'empereur, ou pour les esclaves la soumission à leur maître, l'auteur n'est-il pas en train de défendre un certain conformisme ? N'est-il pas en train de distiller comme le disait Marx "un opium du peuple", des propos rassurants qui incitent les opprimés à ne pas se révolter contre l'ordre établi ? Je ne le pense pas. Son propos n'est pas de maintenir un ordre établi, mais de faciliter la vie des chrétiens dans ce monde aux règles injustes et surtout de rendre témoignage au Christ et d'éviter que les incroyants puissent jeter le discrédit sur le nom de Dieu. Dans les versets 18 à 25, l'auteur s'adresse plus particulièrement aux serviteurs ou aux esclaves chrétiens, obligés de servir un maître païen. Doivent-ils obéir même aux ordres qui heurtent leur conscience ?
Doivent-ils honorer même les maîtres qui font un usage pervers de leur position dominante ? Oui répond l'auteur, en prenant l'exemple du Christ. Mais cet exemple prouve bien qu'il ne s'agit pas seulement de maintenir des règles existantes. La mort du Christ a fait voler en éclat la loi d'airain que la religion juive avait imposée à toute une société. La souffrance de Jésus n'était ni passive, ni sans but : il s'agissait du sacrifice consenti de sa personne au bénéfice des autres. Les chrétiens ne sont donc pas invités à se conformer passivement à toute situation qu'ils pourraient essayer de changer. Ils sont plutôt invités à se demander si leur souffrance, comme celles du Christ, apporte quelque chose à d'autres ou s'il ne s'agit que d'une persévérance stérile au bénéfice de ceux qui les exploitent. Dans ce cas, leur souffrance n'a pas de raison d'être et ils sont en droit de se révolter pour changer l'ordre établi, si cet ordre est injuste.

Dernière mise à jour le 01 Décembre 2011

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