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Écrit par ZeAnim, le 29/01/2010 à 16:23

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L'eau destructrice
Inondation © ABU
Dès les premières pages de la Bible, la vie naît comme « au travers des eaux » : Dieu sépare les eaux de l’abîme primordial entre celles « d’en-haut » et celles « d’en-bas » dont il fait émerger la terre ferme et la vie (Genèse 1). De la même façon, Dieu libère son peuple en ouvrant un passage au travers de la mer (Exode 14) ; le guide du peuple, Moïse, est lui-même un enfant « sauvé des eaux » du Nil. Dans les évangiles, Jésus, à l’image du Dieu créateur (Psaume 104), manifeste son autorité en calmant la mer démontée – figure du chaos destructeur et des puissances de mort (Marc 4). Dans ces passages et bien d’autres, on retrouve l’antique frayeur inspirée par les flots qui assaillent la terre des vivants et engloutissent les marins (Jonas 1–2).
L’Apocalypse évoque une bête « montant de la mer » pour prendre le relais de l’action maléfique du diable. Plus loin, comme en écho au déluge de la Genèse, les « grandes eaux » évoquent la fureur du jugement de Dieu. Enfin, la création nouvelle annoncée par l’Apocalypse (21) se caractérise par l’absence de mer ! Elle a disparu, comme la mort dont elle était le symbole.
L’eau vivifiante
Cascade © ABU
A côté des eaux inquiétantes, de nombreux passages évoquent l’eau comme essentielle à la vie (Genèse 2,5), et la sécheresse comme l’une des pires calamités (1 Rois 17–18). S’ils sont des occasions de conflits (Genèse 26,15-33), sources et puits sont aussi des lieux de rencontre obligés, pour le meilleur de ce que la vie peut donner (Genèse 29).
« L’eau vive » est aussi indispensable à la vie qu’aux rites de purification des humains (Lévitique 14 ; Matthieu 3). Dans la Bible hébraïque, Dieu, berger de son peuple, conduit celui-ci vers cette eau (Psaume 23). Dieu lui-même y est désigné comme la source d’eau vive (Jérémie 17) qui coulera du Temple restauré (Zacharie 14). Dans le NouveauTestament, l’évangéliste Jean reprend ces images et fait de Jésus celui qui dispense cette eau vive, notamment à une femme samaritaine, au puits de Jacob (Jean 4). Ainsi, par-delà les siècles, à l’appel d’Esaïe 55, « O vous tous qui êtes assoiffés, venez vers les eaux, même celui qui n’a pas d’argent, venez ! », répond la promesse de l’Apocalypse : « A celui qui a soif, je donnerai de la source d’eau vive, gratuitement » (Apocalypse 21).

Dernière mise à jour le 04 Février 2010

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