Skip to content
  • Accessibilité
    800x600 Résolution intermédiaire Plein écran Augmenter la taille des caractères Réduire la taille des caractères Taille des caractères par défaut

L'autre expérience

Ville maudite et ville bénie

PDFImprimerE-mailForum
Écrit par emma lassort
le 29 Janvier 2010
La ville et le péché
Immeubles © ABU
Dans la Bible, la ville naît sous de mauvais auspices : Caïn, meurtrier de son frère Abel, est le premier à en construire une (Genèse 4). Le récit sur l’édification de Babel/Babylone dénonce la volonté des hommes de prendre la place de Dieu (Genèse 11). Quant à Sodome et Gomorrhe, symboles du péché, elles sont détruites (Genèse 19).
Par la suite, la ruine de Ninive l’Assyrienne est prophétisée avec véhémence par Nahum (1–3). Et la chute de Babylone sera d’autant plus célébrée qu’elle permet la libération des Judéens et leur retour d’Exil (Jérémie 50). Cité haïe, le nom de Babylone en viendra, au 1er siècle, à désigner Rome, « la grande prostituée, la grande cité qui règne sur les rois de la terre », mais qui sera ruinée à son tour (Apocalypse 17–18).
La cité de David, préfiguration de la Jérusalem céleste
Pour la Bible, Jérusalem est « la ville sainte, la cité de Dieu,choisie par lui afin d’y mettre son nom » (1 Rois 11). David l’a prise, en a fait sa capitale et y a transféré l’arche d’alliance ; son fils Salomon y a bâti le Temple (1 Rois 6–8). La ville devient de la sorte le lieu où Dieu se rend proche de son peuple et où celui-ci lui rend un culte. Certes, les prophètes annoncent qu’en raison du péché du peuple et de ses dirigeants, Dieu va quitter la ville et le Temple et que ceux-ci seront détruits ; les habitants sont déportés (Ezéchiel 9–10). Pourtant, même après la destruction (en 587 av. JC), le symbole positif de la ville ne disparaît pas ; en Exil à Babylone, le psalmiste chante : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie » (Psaume 137). Les prophètes annoncent le retour des exilés et la gloire future de Jérusalem reconstruite qui ne sera plus abandonnée de Dieu : on l’appellera « Celle en qui Dieu prend plaisir » ( Esaïe 60 – 62 ) , le nom de la ville sera « Le Seigneur-est-là » (Ezéchiel 48).
L’attente de la cité sainte est maintenue dans le Nouveau Testament, même après l’annonce par Jésus (Marc 13) d’une nouvelle destruction de la ville et du Temple, advenue en 70, puis en 135 ap. JC. Des textes juifs et les textes chrétiens témoignent de l’attente que Dieu fasse descendre du ciel la Jérusalem nouvelle « qui a pour architecte et constructeur Dieu lui-même » (Hébreux 11). « Ce sera la demeure de Dieu avec les hommes. Ils seront ses peuples et lui sera le Dieu qui est avec eux » (Apocalypse 21).
Mis à jour le 04 Février 2010
Parles-en sur le forum -