Jacques est un passionné de l'unité. Au fil de sa lettre, il dénonce ce qui divise notre vie : les hésitations, la langue qui peut embraser tout le corps, le divorce entre foi et actes. Il dénonce aussi ce qui divise la communauté chrétienne : rivalités, discriminations entre les riches et les pauvres... Ici, il met en tension le jugement de Dieu qui vient et la voracité de ceux, qui jusque dans ces temps ultimes, croient pouvoir amasser du "fric" au risque de l'exploitation qui tue. Jacques dénonce ainsi cette division du temps que nous pratiquons si volontiers : un temps pour les affaires et un temps pour Dieu, un temps pour le profit et un temps pour la justice. Mais non, contre ces clivages que nous ne cessons de rétablir, Jacques appelle à la cohérence et l'unité de toute notre vie, jusque dans ses comptes en banque, devant Dieu.