Et en cas d’échec ?
Écrit par ZeAnim, le 03/06/2010 à 10:12
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Evoluer
Faiblesse © Denis Jacob
Anne-Christel, paroissienne de Limoges de 42 ans, a exercé plusieurs métiers bien différents et fait actuellement des études pour devenir éducatrice. Pour cette mère de famille très débrouillarde et dynamique, « l’échec est un passage obligé pour évoluer ». De quoi réconforter Hélène, 22 ans, qui vient de louper son premier concours pour devenir professeur d'histoire-géographie (CAPES)…
… Recalée !
prise-de-tete © ABF
Hélène, 22 ans : « Mes résultats d'écrits du CAPES d'histoire-géographie viennent de tomber : je ne suis pas admissible aux oraux. La réforme des concours tombant là-dessus, je ne sais pas encore si je pourrai repasser le concours dès la session suivante ou non, puisque dès l'an prochain, il faudra un bac+4 pour pouvoir s'inscrire. Je relativise, me disant que peu de gens l'ont du premier coup, que je n'ai probablement pas suffisamment travaillé pour, que je n'aurais probablement pas été prête à réussir cette année...mais bien sûr, ce n'est pas facile à encaisser, même si je m'y "attendais". »
« Tiens bon ! »
Reviz-fun_09.13 © Jeunesse Ardente 2009
Anne-Christel, 42 ans : « Je n'ai pas encore arrêté de passer des examens et des concours; chaque fois, je me dis que ma vie n'en dépend pas, que je pourrai recommencer ou faire autre chose si j'échoue - contrairement à un examen médical qui peut annoncer un pronostic vital ! C’est un passage obligé pour évoluer; on passe des examens pour entrer en formation mais aussi, chaque fois que l'on change de travail, de collègues. C'est un excellent moyen de rester jeune - à conseiller en place des crèmes de beauté !
La première fois que j'ai échoué (1ere année de médecine), j'en ai profité pour analyser mes points faibles et les travailler mieux pour réussir la seconde fois; pour moi, tout est une question de préparation, de travail en amont, et de concentration dès le départ, dès la décision de se lancer; mais je reconnais que si un prof pendant les TP n'avait pas visé une de mes erreurs, j'aurais échoué; c'est une chance quand quelqu'un d'extérieur prend le temps de vous écouter ou de regarder vos brouillons. »
Et après ?
Reviz-fun_09.69 © Jeunesse Ardente 2009
Hélène, 22 ans : « Pour le moment, je ne me considère pas encore totalement en vacances. J'attends de savoir si on me demande encore quelque chose ou non pour essayer de valider cette année passée pour pouvoir retenter le concours dès la session suivante. Sinon, avec quelques copines, on s'était divisé du travail. Celui-ci fait partie de choses à savoir pour passer le concours, donc ce ne sera pas perdu, et une des copines passe aux oraux en plus, donc je vais terminer cela, m'étant engagée à le faire. Ensuite, je profiterai de mon été, avant de me remettre très sérieusement au travail quel que soit le cas dans lequel je serai à la rentrée car j’ai vraiment envie de devenir prof’ ! »
Une punition ?
Force © Hélène de Laage
Hélène, 22 ans : « Bien entendu, je me suis demandée pourquoi Dieu ne m'a pas davantage aidée, "qu'est-ce que j'ai mal fait" pour ne pas être récompensée...Mais cette idée m'est assez vite passée. Je ne crois pas au destin. Et à y réfléchir honnêtement, oui je n'étais pas prête pour réussir. J'espère l'être davantage au prochain essai. Je sais que Dieu ne m'a pas abandonnée, qu'Il continuera à m'aider. Je compte sur Lui pour me donner la force nécessaire à repasser une ou deux années telles que celle écoulée. Cela ne sera pas facile. »
Des conseils pour réussir
Reviz-fun_09.32 © Jeunesse Ardente 2009
Anne-Christel : « L'arbitraire des résultats est acquis dès que l'on a rencontré son premier professeur partial - celui qui note ses élèves non pas en fonction de leur travail mais de leur tête ou propension a se faire aimer; la présentation compte donc autant que la maîtrise du sujet et il y a toujours le facteur chance. Ce qui compte aussi est la gestion de son stress pendant l'examen même; je panique tellement que j'ai analysé que ma tête pensait à l'envers alors j'ai appris à faire le contraire de ce que je pensais. J'ai aussi appris à ne pas penser du tout et à me faire confiance puisque j'étais bien préparée et j'ai laissé agir mon instinct ; je parle par exemple d'un examen en gendarmerie où je me faisais attaquer par surprise. Il y a toujours un part de production incontrôlable et sous le stress, on se découvre soi-même ; le tout est d'être bien préparé pour ne plus avoir de mauvais réflexes qui peuvent coûter la réussite.
La foi en Dieu m'aide à avoir confiance en moi; mais une séance de pensée positive chez un sophrologue peut aussi parfois aider à rester concentré tout comme une préparation intensive dans une bonne école ; se choisir un environnement affectif, amical et familial positif est aussi très important bien que relever des défis puisse aussi motiver; je crois qu'il faut le faire pour soi et non pour prouver quoique ce soit aux autres sinon on risque de se perdre soi-même. »
Dernière mise à jour le 17 Juin 2010