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L'autre expérience

ZeBible ZeMag ZeDossiers Où est ton frère ? La fraternité contre l’exclusion

La fraternité contre l’exclusion

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Écrit par ZeAnim
le 09 Août 2010
Introduction
Atelier Bonne Santé © Les invités au festin
Avec son association « Les invités au festin » (Parabole dans Matthieu et Luc), Marie-Noëlle Besançon vit depuis près de 20 ans une fraternité inédite. Cette psychiatre et psychothérapeute de terrain s’est éloignée des hôpitaux et des centres de soins pour accueillir les personnes souffrantes de difficultés psychologiques et sociales dans de vrais lieux de vie : accueil de jour et maison relais, à Besançon  et depuis le mois de mai, un accueil de jour à Boulogne-Billancourt (92). Grâce à la dizaine de salariés, aux 70 bénévoles et aux plus de 100 participants, la « co-thérapie relationnelle » fait des miracles ! Tant et si bien que les IAF vont tenir le 1er colloque citoyen et international de la "psychiatrie citoyenne », le 6 et 7 décembre prochain. Interview.
Comment vivez-vous la fraternité ?
Atelier cuisine © Les Invités au festin 2010
On vit dans une alliance fraternelle. Nos résidents souffrent de maladies psychiques comme la schizophrénie ou la psychose. Ils sont victimes de discrimination et de stigmatisation aussi bien au niveau professionnel que relationnel. Ce sont les mal-aimées de la société française (la France est le pays le plus stigmatisant au monde !). Or ils ne sont pas « anormaux » mais « hors normes ». Chacun a une manière de vivre unique. Et «  l’exclusion est une pathologie de la fraternité », selon le psychiatre Jean Maisondieu. La fraternité est donc le premier principe des IAF. Tout est basé sur ce qui va bien. On voit le coté positif de chacun et nous nous appuyons sur leurs capacités, qualités, potentialités multiples. Ainsi, la confiance en soi revient, et la capacité à être en relation avec !
Comment éviter la violence ?
Atelier manuel © Les Invités au festin 2010
Comme je l’ai dit, tout est basé sur ce qui va bien. Et la parole est libérée. Il y a des entretiens individuels et de groupe toutes les semaines. L’écoute est primordiale. La violence est la conséquence d’une situation qui ne nous permet pas de nous exprimer autrement où lorsque l’on se sent insécurisé. Ici, les résidents peuvent canaliser leur énergie de multiples façons : promenade, sport, chant, théâtre, peinture, activités manuelles… La principale clé de la bonne cohésion de l’ensemble du groupe reste l’adhésion au projet de vie communautaire. Il y a quelques cas de non adaptation, mais d’autres qui s’intègrent si bien au groupe, qu’avec un accompagnement progressif, ils deviennent à même de vivre dans leur propre appartement, en totale autonomie, et c’est ça le but !
Mis à jour le 30 Août 2010
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