Novattitude © Mommens
Regarder l’autre avec des yeux neufs, vivre autrement ses relations, c’est ça
la Novattitude ! Et pourquoi ne pas la jouer, la chanter et la danser pour mieux faire passer le message ? C’est le pari d’une quarantaine de jeunes belges de 14 à 18 ans qui ont rejoint
la troupe « Les Jean d’Ici » (créateurs du spectacle « Le Dérangile »), elle-même associée à
l’Association « Sortir de la violence ». L’histoire ? Suite à la mort brutale d’un de leur camarade, une classe de lycéens découvre le carnet de bord de ce dernier ; se sont ses réflexions à la lecture de
l’évangile de Marc : autant de clés pour gérer les conflits au quotidien. Leurs répétitions se sont étalées sur un an et demi : une vraie aventure humaine et spirituelle qui sera visible sur scène à partir du 3 novembre en Belgique. Avant leur première représentation deux acteurs/danseurs témoignent. Suivez leurs pérégrinations en cliquant sur
leur site !
Novattitude © Mommens
Priscilla, 16 ans, joue "Josy", l'une des élèves de la Novattitude : « D'une part le stress monte, de l'autre, l'impatience m'envahit ; Cela fait un an et demi que je me réjouis à l'idée de présenter un spectacle ayant pour but de faire passer un message grâce à des talents, des amitiés, des espérances, un sérieux engagement... En m'inscrivant à la première session pour le lancement de cette aventure (août 2009), je ne me suis pas doutée une seule seconde de ce que j'allais vivre.
Je cherchais simplement un lieu de rencontre avec des ados ayant les mêmes ambitions, avec lesquels je partagerais sans doute énormément de choses. Dès le premier jour, nous avons tissé des liens forts qui m'ont empêchée de partir. Je me suis donc engagée dans ce projet un peu fou, sans savoir à quoi cela nous mènerait exactement.
Nous avons commencé les répétitions seulement un an après, il y a donc à peine plus de deux mois. Nous avons un grand défi à relever et c'est avec une force au sein du groupe que nous avons travaillé jusqu'ici. Celle-ci m'a aidée à tenir lors des moments plus difficiles. Certes, parfois je n'avais qu'une envie, c'est de m'énerver ou même de baisser les bras, et je suis loin d'être la seule. Le désir de réussir à transmettre ce que nous avons vécu lors de l'année précédente, (c'est-à-dire: un cheminement intérieur qui peut nous aider à changer notre regard, des ateliers de théâtre, de chants, de danse,...) a également aidé le groupe à avancer.
A côté de ce projet, il est parfois difficile de continuer nos autres activités comme l'école, les mouvements de jeunesse, le sport,... Nous avons tous du faire des choix mais il me semble que ça en vaut vraiment la peine ! Il est cependant parfois dur pour moi ainsi que mon entourage de me voir si peu présente tellement ce projet m'a submergée. Ces dernières semaines, il m'était inévitable d'y penser, d'en parler constamment autour de moi. C'en était parfois trop pour certains qui ne comprennent pas forcément ce que je vis mais d'autre part, je pense qu'ils sont heureux de me voir si épanouie et sont impatients de venir voir ce fameux spectacle !
Depuis le début de cette aventure, je vais bien plus vers les autres. Non pas que je suis timide et renfermée, loin de là, mais mes préjugés m'empêchaient beaucoup plus d'entrer en relation avec certains. La non-violence active m'aide parfois lors de conflits. J'essaye de l'appliquer mais ce n'est vraiment pas évident surtout lorsque je n'ai pas l'occasion de prendre de recul par rapport à la situation dans laquelle je me trouve.
Au niveau de ma foi, je suis depuis plusieurs années en recherche et questionnement (comme beaucoup d'ados je pense). Mais j'en suis persuadée, cette force au sein du groupe, cette flamme, c'est Lui ! »
Novattitude © Mommens
Manon, 17 ans, danseuse dans "la Novattitude" : « Jouer dans une comédie musicale est un rêve d'enfant pour moi ! Pendant un an nous avons étés formés à travers des ateliers tout en apprenant les arts de la scène (chant, dans, théâtre, impro ...).
Nous avons vécus des moments forts et de très belles choses. Tout cela nous a unis en tant que groupe. Pour moi cela a vraiment changé beaucoup de chose par rapport à ma manière de vivre
. J'ai appris énormément sur la non-violence, et j'essaie vraiment de l'appliquer tous les jours de ma vie, dans mes relations avec les autres et aussi dans ma relation avec moi-même. J'en parle autour de moi, vu que j'aime ce projet et qu'il me tient vraiment à cœur. Quand j'en parle, je souligne autant l'aspect de la comédie que l'aspect d'apprentissage. La plupart de mes proches sont enthousiastes et m'encouragent dans ce projet fou. »