Un article de ZeBible.
- 2
Elle
- Embrasse-moi, embrasse-moi donc!
- Ton amour m’enivre plus que le vin,
- 3 plus que la senteur de ton huile parfumée.
- Tu es séduisant comme un parfum raffiné;
- il n’est pas étonnant
- que toutes les filles soient amoureuses de toi!
- 4 Prends-moi par la main, entraîne-moi et courons.
- Tu es mon roi, conduis-moi dans ta chambre,
- rends-nous follement heureux tous les deux;
- célébrons ton amour plus enivrant que le vin.
- Elles ont bien raison, les filles, d’être amoureuses de toi!
- 5 J’ai beau avoir le teint bronzé, je suis jolie
- comme les tentes des bédouins, comme les tapisseries de luxe.
- Filles de la capitale, 6 ne me regardez pas comme ça,
- sous prétexte que je suis hâlée, brunie par le soleil:
- c’est que mes frères se sont fâchés contre moi
- et m’ont imposé de surveiller les vignes.
- Mais pour ma vigne à moi, je ne veux pas de surveillance!
- 7 Toi que j’aime, dis-moi donc où tu fais paître ton troupeau,
- où tu le mets au repos, vers midi.
- Ainsi je n’aurai pas l’air de chercher l’aventure
- près des troupeaux de tes camarades.
- 8
Les bergers
- Si tu ne le sais pas, la belle, suis donc les traces des moutons,
- et conduis tes chevrettes près des cabanes de bergers.
- 9
Lui
- Ma tendre amie, tu as aussi belle allure
- que le cheval de parade attelé au char du Pharaon.
- 10 Des pendants d’oreille rehaussent la beauté de tes joues,
- et un collier de coquillages l’élégance de ton cou.
- 11
Les bergers
- Nous te ferons faire des pendants d’or
- avec des incrustations d’argent.
- 12
Elle
- Pendant que mon roi est à son festin,
- mon parfum de nard répand sa senteur.
- 13 Mon bien-aimé est pour moi
- comme un sachet de myrrhe odorante
- qui repose entre mes seins,
- 14 comme une grappe de fleurs de henné
- aux vignes d’En-Guédi.
- 15
Lui
- Que tu es belle, ma tendre amie, que tu es belle!
- Tes yeux ont le charme des colombes.
- 16
Elle
- Toi aussi, mon amour, tu es beau, tu es superbe.
- Nous avons un lit de verdure,
- 17 les branches des cèdres forment les poutres de notre maison,
- les genévriers en sont les cloisons.
- 1 Et moi, je suis une fleur de la plaine du Saron,
- une anémone des vallées.
- 2
Lui
- Oui, une anémone parmi les ronces,
- voilà ma tendre amie parmi les autres filles !
- 3
Elle
- Un pommier parmi les arbres du bois,
- voilà mon bien-aimé parmi les autres garçons !
- À son ombre, j’ai plaisir à m’asseoir
- et je trouve à ses fruits un goût délicieux.
- 4 Il m’a conduite au palais de l’ivresse,
- sous l’enseigne “À l’Amour”.
- 5 «Vite, des gâteaux de raisin pour me rendre des forces,
- et des pommes pour me réconforter,
- car je suis malade d’amour.»
- 6 Sa main gauche soutient ma tête,
- son bras droit m’enlace la taille.
- 7
Lui
- Ah, filles de la capitale, au nom des gazelles en liberté,
- je vous le demande instamment: n’éveillez pas l’amour,
- ne le provoquez pas avant qu’il y consente !