Un article de ZeBible.
- 1
Elle
- Sur mon lit, pendant la nuit,
- je cherche celui que j’aime, je le cherche, sans le trouver.
- 2 Je veux me lever, parcourir la ville, les rues, les places,
- partir à la recherche de celui que j’aime.
- Je le cherche, sans le trouver.
- 3 Mais je rencontre les gardes, qui font leur ronde:
- «Avez-vous vu celui que j’aime?»
- 4 À peine les ai-je dépassés, que je trouve celui que j’aime.
- Je lui prends la main, je ne le lâcherai plus
- avant de l’avoir fait entrer à la maison,
- dans la chambre où ma mère m’a conçue.
- 5 «Ah, filles de la capitale, au nom des gazelles en liberté,
- je vous le demande instamment: n’éveillez pas l’amour,
- ne le provoquez pas avant qu’il y consente!»
- 6
Elle
- Qui donc arrive du désert comme une colonne de fumée,
- comme un nuage odorant de myrrhe, d’encens
- et de parfums exotiques en tous genres?
- 7 C’est la litière du roi Salomon,
- entourée de soixante hommes d’élite, de l’élite d’Israël.
- 8 Ils sont tous armés de l’épée et entraînés au combat.
- Chacun porte son arme à la hanche
- pour faire face aux dangers de la nuit.
- 9 Salomon s’est fait construire
- un siège à porteurs en bois du Liban.
- 10 Il a fait faire les supports en argent,
- le dossier en or, le siège en tissu de luxe.
- Les filles de la capitale ont arrangé l’intérieur avec amour.
- 11 «Ah, filles de la capitale, venez donc voir le roi Salomon!
- Il porte la couronne de mariage que lui a remise sa mère
- en ce jour où il est tout à la joie.»
- 1
Lui
- Que tu es belle, ma tendre amie, que tu es belle!
- Derrière ton voile tes yeux ont le charme des colombes.
- Tes cheveux évoquent
- un troupeau de chèvres dévalant du mont Galaad.
- 2 Tes dents me font penser
- à un troupeau de brebis fraîchement tondues,
- qui remontent du point d’eau.
- Chacune a sa sœur jumelle, aucune ne manque à l’appel.
- 3 Un ruban rouge: ce sont tes lèvres; ta bouche est ravissante.
- Derrière ton voile
- tes pommettes ont la rougeur d’une tranche de grenade.
- 4 Ton cou a l’aspect de la Tour-de-David, bâtie toute ronde.
- Mille boucliers y sont suspendus,
- les boucliers ronds de tous les héros.
- 5 Tes deux seins sont comme deux cabris,
- comme les jumeaux d’une gazelle,
- qui broutent parmi les anémones.
- 6 À la fraîcheur du soir, quand les ombres s’allongeront,
- je compte bien venir
- à ta montagne de myrrhe et à ta colline d’encens.
- 7 Tout en toi est beauté, ma tendre amie, et sans aucun défaut.
- 8 Viens avec moi, ma promise,
- quitte les monts du Liban et viens avec moi;
- descends des sommets de l’Amana, du Senir et de l’Hermon.
- Fuis ces repaires de lions, ces montagnes pour panthères.
- 9 Par un seul de tes regards tu me fais battre le cœur,
- petite sœur, ma promise,
- par un seul mouvement de ton cou gracieux.
- 10 Comme ton amour me ravit, petite sœur, ma promise!
- Je le trouve plus enivrant que le vin,
- et ton huile parfumée m’enchante
- plus que tous les baumes odorants.
- 11 Ma promise, sur tes lèvres
- mon baiser recueille un suc de fleurs,
- et ta langue cache un lait parfumé de miel.
- Les vêtements que tu portes ont l’odeur des bois du Liban.
- 12 Tu es mon jardin privé, petite sœur, ma promise,
- ma source personnelle, ma fontaine réservée.
- 13 Tu as la fraîcheur d’un verger de paradis
- planté de grenadiers aux fruits exquis.
- S’y croisent les parfums du henné et du nard,
- 14 du nard et du safran, du laurier et de la cannelle
- avec ceux de tous les bois odorants;
- et aussi les senteurs de myrrhe et d’aloès
- avec celles des baumes les plus fins.
- 15 Le jardin a une source, une fontaine d’eau courante
- dévalant les pentes du Liban.
- 16
Elle
- Réveillez-vous, venez, vents du nord et du midi,
- répandez les parfums de mon jardin,
- pour qu’il exhale ses senteurs!
- Et toi, mon amour, viens à ton jardin
- pour en manger les fruits exquis.
Lui
- 1 Je viens à mon jardin, petite sœur, ma promise,
- et j’y fais ma cueillette de myrrhe et d’herbes parfumées;
- j’y mange mon rayon de miel, j’y bois mon vin et mon lait.
Amis
- Mangez, mes amis,
- buvez, enivrez-vous d’amour.