Un article de ZeBible.
- 4
Lui
- Tu es belle, ma tendre amie, comme la cité de Tirsa-la-Jolie,
- ravissante comme Jérusalem, troublante comme un mirage.
- 5 Détourne un peu les yeux, car ton regard me trouble.
- Tes cheveux évoquent
- un troupeau de chèvres dévalant du mont Galaad.
- 6 Tes dents me font penser
- à un troupeau de brebis qui remontent du point d’eau.
- Chacune a sa sœur jumelle, aucune ne manque à l’appel.
- 7 Derrière ton voile
- tes pommettes ont la rougeur d’une tranche de grenade.
- 8 Le roi peut bien avoir soixante reines,
- quatre-vingts concubines et des jeunes femmes sans nombre,
- 9 pour moi il n’y a qu’une femme au monde,
- c’est ma colombe, c’est mon trésor,
- seule fille de sa mère et son enfant préférée.
- Les autres femmes, en la voyant, vantent son bonheur.
- Reines et concubines du roi font d’elle cet éloge:
- 10 « Quelle est donc cette femme,
- qui a la fierté de l’aurore, la beauté de la lune, l’éclat du soleil,
- et vous trouble autant qu’un mirage ? »
- 11 Je suis descendu au parc des noyers,
- pour voir les jeunes pousses dans le vallon,
- pour voir si la vigne bourgeonne
- et si les grenadiers sont en fleur.
- 12 Mais je n’y comprends plus rien;
- tu me fais perdre mes moyens, fille de noble race.
- 1
Les femmes et les filles
- Tourne-toi, tourne-toi, Sulamite,
- tourne-toi donc et laisse-nous te regarder.
- Pourquoi regarder la Sulamite
- entraînée dans la danse à deux camps ?
- 2
Lui
- Que tes pieds sont jolis dans leurs sandales, princesse!
- La courbe de tes hanches
- fait penser à un collier sorti des mains d’un artiste.
- 3 Le bas de ton ventre est une coupe ronde,
- où le vin parfumé ne devrait pas manquer.
- Ton ventre est un tas de blé entouré d’anémones.
- 4 Tes deux seins sont comme deux cabris,
- comme les jumeaux d’une gazelle.
- 5 Ton cou ressemble à la Tour-d’ivoire.
- Tes yeux me rappellent les étangs de Hèchebon,
- à la sortie de cette grande cité.
- Ton nez est aussi gracieux que la Tour-du-Liban,
- qui monte la garde en face de Damas.
- 6 Ta tête se dresse fièrement comme le mont Carmel.
- Les mèches de tes cheveux ont des reflets de pourpre;
- un roi est pris à leurs boucles.
- 7 Que tu es belle et gracieuse, mon amour,
- toi qui fais mes délices!
- 8 Et quelle ligne élancée!
- On dirait un palmier-dattier; tes seins en sont les régimes.
- 9 Ce qui me fait dire : « Il faut que je monte au palmier
- pour mettre la main sur ses régimes ! »
- Que tes seins soient aussi pour moi comme des grappes de raisin,
- et le parfum de ton haleine comme l’odeur des pommes !
- 10 Que ta bouche m’enivre comme le bon vin... !
Elle
- ... oui, un bon vin réservé à mon bien-aimé
- et glissant sur nos lèvres endormies.
- 11 Je suis à mon bien-aimé et c’est moi qu’il désire.