Un article de ZeBible.
- 39 Est-ce à toi de chasser une proie pour la lionne?
- Est-ce à toi d’apaiser l’appétit des lionceaux,
- 40 quand ils sont accroupis au fond de leur tanière
- ou qu’ils se tiennent à l’affût dans les fourrés?
- 41 Et qui prévoit, pour le corbeau, sa nourriture,
- quand ses petits appellent Dieu à leur secours
- et qu’ils sont affaiblis, faute de quoi manger?
- 1 Connais-tu la saison
- où naissent les petits bouquetins des rochers,
- et as-tu vu les mères leur donner le jour?
- 2 As-tu compté combien de mois elles les portent?
- Sais-tu à quel moment se produit la naissance?
- 3 Elles se baissent en mettant bas leurs petits,
- afin de déposer leur portée sur le sol.
- 4 Grandissant en plein air les petits prennent force;
- puis ils quittent leur mère et ne reviennent plus.
- 5 Qui a lâché l’âne sauvage en liberté?
- Qui l’a laissé partir en détachant ses liens?
- 6 Je l’ai fait habiter dans les régions arides;
- le milieu où il vit, c’est la terre salée.
- 7 Il n’a que moqueries pour la ville bruyante
- et il n’entend jamais les hurlements d’un maître.
- 8 Son pâturage est la montagne qu’il parcourt,
- et tout ce qui est vert, il le cherche avec soin.
- 9 Le buffle voudra-t-il se mettre à ton service?
- Est-ce qu’il va passer la nuit dans ton étable?
- 10 Pourras-tu l’atteler pour labourer ton champ?
- Te suivra-t-il dans le vallon avec la herse?
- 11 Te fieras-tu à lui, à son énorme force,
- pour lui abandonner ce que tu as à faire?
- 12 Vas-tu compter sur lui
- pour ramener ton blé et rentrer ta récolte?
- 13 Les ailes de l’autruche ont un rythme joyeux;
- et quel gracieux duvet, quel plumage elle porte!
- 14 Mais quand elle abandonne ses œufs sur la terre
- et les laisse incuber à même la poussière,
- 15 elle ne pense pas qu’on peut marcher dessus,
- que les bêtes des champs peuvent les écraser.
- 16 Pour ses petits, elle est une mère très dure,
- à croire qu’ils sont tous des étrangers pour elle:
- avoir peiné pour rien la laisse indifférente.
- 17 C’est que je ne l’ai pas dotée de la sagesse,
- et elle n’a pas eu sa part d’intelligence.
- 18 Mais dès qu’elle se dresse et s’élance en avant,
- pour elle c’est un jeu de laisser à distance
- cheval et cavalier.
- 19 Est-ce toi qui donnes au cheval sa vigueur?
- et qui as habillé son cou d’une crinière?
- 20 ou qui le fais bondir comme une sauterelle?
- Son fier hennissement provoque la terreur.
- 21 Il frappe du sabot le sol de la vallée;
- tout joyeux de sa force,
- il s’élance au-devant du front de la bataille.
- 22 Il méprise la peur, il ne s’effraie de rien,
- et ce n’est pas l’épée qui le fait reculer.
- 23 Quand il entend sur lui le carquois cliqueter,
- quand la lance et le sabre jettent des éclairs,
- 24 tout vibrant d’impatience, il dévore l’espace.
- Quand la trompette sonne, il ne se retient plus.
- 25 Il répond au signal par un hennissement.
- Il reconnaît de loin l’odeur de la bataille,
- le hurlement des officiers, le cri de guerre.
- 26 As-tu conçu la migration de l’épervier,
- quand il prend son envol en direction du sud?
- 27 Est-ce sur ton ordre que le vautour s’envole,
- ou qu’il place son nid à très grande hauteur?
- 28 Il s’établit dans les rochers, et il séjourne
- sur une dent rocheuse impossible à atteindre.
- 29 De là-haut, il guette une proie,
- ses yeux l’aperçoivent de loin,
- 30 car ses petits sont avides de proies saignantes.
- On le trouve partout où gisent les cadavres.